
Comment la famille gère-t-elle la mort d’un proche ?
La plupart du temps, les membres d’une famille s’adressent des reproches et se culpabilisent. Ces sentiments répétitifs aggravent la douleur d’une perte affective. Ressasser ce qui n’a pas été dit ou fait empêche le bon déroulement du deuil déjà tellement compliqué.
Cette rumination régulière est souvent considérée, en psychogénéalogie, comme la conséquence d’un deuil non fait. Les générations précédentes ont connu des difficultés à clore une situation traumatisante. Aussi les descendants la répètent-ils.
En fait, le cerveau s’accroche davantage aux événements inachevés qu’à ceux enfin intégrés en dépit du chagrin inévitable.
Pourquoi sommes-nous hantés ?
Vouloir trouver des réponses renvoie à l’incapacité des ascendants à clore le passé, suite à des situations inacceptables. Que celles-ci concernent la mort, la trahison, le suicide, la folie, un inceste, une faillite, il faut faire son deuil. Libérer la parole apporte une réparation personnelle au nom des générations passées.
Bien qu’il soit impossible de choisir de faire un deuil, il est en revanche envisageable de revenir à la perte première qui hante la famille. La solution reste d’entreprendre un travail psychogénéalogique.
Ce dernier consistera peut-être à dire au revoir à un mari parti trop tôt. De même, évoquer la souffrance de sa mère au départ du petit frère permet de se libérer de ce chagrin. Enterrer symboliquement un enfant à la suite d’une IVG ou encore se débarrasser d’un meuble familial, transmission du grand-père, soulage le système familial.
D’autant plus si ces pertes portaient la trace d’un secret honteux ou de non-dits inavouables.
Qu’en est-il des enfants morts trop tôt ?
Lorsque le décès d’un enfant mort-né est passé sous silence, les frères et sœurs vont éprouver un manque intérieur. Il peut les conduire à la dépression ou à une maladie grave.
La fratrie retrouve une forme d’équilibre lorsque les enfants décédés sont nommés, leur histoire évoquée. Encore mieux, dès que le souvenir du fœtus (fausse-couche ou IVG) est commémoré, les vivants prennent alors leur véritable place tout en respectant la mémoire du disparu.
Exemple : Marie et Philippe annoncent la naissance de quatre enfants sans tenir compte du petit Noé, mort-né. Cette omission génère un déplacement de la fratrie en fonction de la place de l’enfant né après cette perte.
Colin est le numéro Un de la fratrie. Ensuite Noé est le deuxième, même s’il n’a vécu que quelques heures. Elsa sera, par conséquent, la numéro Trois du couple Marie et Philippe. Non pas la numéro Deux, comme cela est souvent énoncé !
Taire cette naissance ou les IVG crée une difficulté inconsciente à réussir dans les domaines personnel, professionnel ou social pour les enfants de cette fratrie incomplète.
Nous constatons même qu’une répétition se formera ensuite dans l’ordre des naissances. Les membres de la famille sont souvent enfermés dans un rôle qui leur échappe. Il fige une situation et entrave l’évolution de la personne, à son insu.
En conclusion :
N’hésitez pas à observer la place que vous occupez dans votre fratrie, voyez-vous une similitude avec celles de vos parents au sein de leur famille ?
Dans votre quotidien, réussissez-vous à être un bon second si vous êtes l’aîné de votre fratrie.
Ou avez-vous du mal à vous imposer, si votre rang est le numéro 2 ?
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Muriel Pactat
Mes clients me considèrent comme une thérapeute sérieuse et accueillante, émaillant son travail intuitif d’épisodes ludiques qui allègent les aspects émouvants de ses consultations en numérologie, en art-thérapie et en psychogénéalogie.
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